Presse, édition et documentaire : Catherine Loizeau ou la polyvalence
- paris8enlettres
- Mar 25, 2020
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Fin février, Romane est allée rencontrer Catherine Loizeau qui est à la fois journaliste et documentariste notamment pour la jeunesse. C'est spécifiquement ses spécialisations en histoire et en histoire de l’art qui ont attiré le groupe de presse pour lequel elle écrit vers son profil. Elle nous parle de son parcours et de son métier mêlant pédagogie, éducation et transmission. Toute une histoire.
Quel a été votre parcours universitaire, vos premières approches de la vie active et du monde professionnel ?
Avant d’évoquer mon parcours universitaire à proprement parler, il faudrait commencer par mes années post-bac. J’ai passé un bac littéraire, et avant de rentrer à la fac j’ai travaillé environ deux ans dans le secteur socio-médical éduca
tif. Je travaillais dans des instituts médico-pédagogiques auprès d’enfants. (Il n’y avait pas de recrutement sur diplômes dans ce types d’institution). Puis j’ai entrepris un parcours universitaire à Paris : une fac d’histoire avec une spécialisation sur l’histoire de l’entreprise, un cursus sur Paris au XVIIe siècle (jusqu’à la maîtrise 11 ). J’ai ensuite complété ce parcours par des études à l’école du Louvre.
Vous avez ensuite intégré des groupes de presse ?
Ce double parcours arts et histoire a fait que je me suis dirigée vers des groupes de presse. J’ai postulé tout simplement, notamment dans la presse jeunesse. Il s’est avéré que le titre pour lequel je travaille encore aujourd’hui cherchait des gens qui avait une formation en histoire, pour justement tirer un peu plus vers le haut des rubriques où il n’y avait personne de spécialisé en histoire, notamment pour les enfants. Donc j’ai enchaîné l’équivalent de piges2. Cette formation initiale m’a servi au départ à faire des sujets basiques sur l’Antiquité, le Moyen Âge, la Renaissance etc. à la fois en histoire et en histoire de l’art. Au fil du temps, les sujets se sont ouverts au-delà de la France, au-delà de l’Europe, jusqu’à des questions tournant autour de l’histoire, des questions de sociétés, de l’actualité etc. Je travaille pour des titres destinés aux enfants, avec un rôle de documentariste, mais j’ai aussi effectué des passages dans la presse actu. Je fais également des Bandes Dessinées.
Plutôt du côté scénario j’imagine ?
Exactement, je suis du côté rédactionnel. Je scénarise : après avoir présenté le sujet à la rédaction, je fais les intentions de scénarisation. Je fais ensuite le suivi avec toute l’équipe, le directeur artistique, la maquette, un rédacteur en chef, et je relis ensuite les dossiers qui sont toutes les étapes des crayonnés qu’on reçoit de la part des illustrateurs.
Par contre, je ne peux pas dire que je suis scénariste. Pour ce qui est de mon statut, je travaille régulièrement, ce qui fait de moi un pigiste régulier, mais c’est spécifique au groupe pour lequel je travaille. Je travaille également dans l’édition avec le groupe Bayard, en tant qu’auteure, dans le cadre de création de livres, ou de pages documentaires dans des livres (par exemple un livre sur l’Antiquité). Je fais des collaborations aussi, des petits romans en histoire, il y a une grande diversité dans les registres.
Maîtrise : équivalent du M1 qui délivrait un diplôme jusqu’en 2002.
Faire une pige, c’est proposer des sujets à des rédactions, qu’elles acceptent ou non
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